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CULTURE GENERALE
AUTEURS CLASSIQUES
HOBBES
- Thèse :
- L’Etat de nature est un état de guerre de tous contre tous pour assurer leur sécurité, les individus décident à la majorité de remettre tous leurs pouvoirs entre les mains d’un souverain absolu (soi un individu soi un groupe d’individu) et ce de façon irréversible
- Le mode de gvt idéal est la monarchie absolue héréditaire elle permet de donner artificiellement au pouvoir une éternité qui favorise la stabilité
- L’Etat de nature est un Etat de guerre :
- A l’Etat naturel les hommes sont égaux entre eux :
- Corporellement : aucun homme n’est suffisamment fort pour prétendre à un avantage et en écarter tous les autres (l’homme le plus faible en a assez pour tuer le plus fort)
- Intellectuellement : égalité intellectuelle est encore plus marquée
- Cette égalité amène les hommes à avoir les mêmes ambitions (puisque mêmes aptitudes à atteindre leurs fins)
- De cette égalité découle 3 sources de querelles :
- Rivalité (désire les mêmes choses et donc deviennent ennemis: ils prennent l’offensive en vue de leurs profits)
- Méfiance (chacun attends de son voisin qu’il l’attaque: ils prennent l’offensive en vue de sécurité)
- Fierté (chacun attends de son compagnon qu’il l’estime autant qu’il s’estime lui-même et s\'il sent le mépris il prends l’offensive en vue de sa réputation)
CONCLUSION: L’état de nature est un état de guerre de chacun contre chacun (« L’Homme est un loup pour l’Homme. »)
- Dans un Etat de guerre, les notions de « justice » et « injustice » de « légitime » et « d’illégitime » n’existent pas parce que là où il n’y a pas de pouvoir commun il n’y a pas de loi
- Pacte Social :
- Les Hommes doivent placer la totalité de leurs dans les mains d’un pouvoir commun (individu ou assemblée) de façon irréversible
- Ce pouvoir commun doit être plébiscité une fois pour toute par la majorité. Par la suite le pouvoir se transmet de façon héréditaire (pour assurer artificiellement l’éternité du souverain)
- Le pouvoir doit être absolu pour garantir la sécurité
- Peur de la mort : la seule passion de l’être humain qui peut permettre la mise en place et le maintien d’un pacte
- Liberté :
- Selon Hobbes toute action est un mouvement qui résulte d’un autre mouvement
- Chaque action entreprise par un individu est le résultat d’un stimulus: les actes de l’individu sont déterminés par un mécanisme de cause à effet
- La liberté est donc la capacité d’agir en harmonie avec la nécessité: sans agent extérieur qui empêche l’individu de satisfaire ses besoins (ex : pouvoir manger lorsque l’on en a besoin. Un Homme qui meurt de faim et que personne n’empêche de cueillir un fruit dans un arbre pour se nourrir est un Homme libre selon Hobbes)
ROUSSEAU
- Etat naturel :
- Etre humain à l’état naturel n’est no bon ni mauvais (pas mauvais parce – que pas violent mais il n’a aucune notion de loi morale: c\'est un être trop simple pour être bon ou mauvais)
- Il vit seul (pas d’instinct grégaire)
- Il est animé par 2 passions :
- Amour de soi (instinct de préservation de sa personne à ne pas confondre avec la vanité que Rousseau appelle amour – propre)
- Pitié naturelle (empêche l’être humain de faire du mal à autrui)
- Absence de domination (découle de l’absence de dépendance entre les Hommes et l’absence de propriété privée)
- MAIS…formation progressive de sociétés :
- Se réunissent d’abord pour satisfaire des besoins ponctuels à du fait de hasards climatiques, écologiques etc…
- 2 évolutions :
- Propriété privé + division du T (inégalités --> certains acquiert des biens --> doivent les protéger contre les voleurs --> mettent en place des institutions pour protéger leurs biens : s’inventent de faux droits , de faux contrats sociaux)
- Vanité (être humaines se retrouvent en groupe. Ils se comparent les uns aux autres. De là nait une rivalité qui engendre la violence)
- Contrat Social :
- Fonder un système politique qui protège l’individu tout en préservant l’intégrité de sa liberté naturelle
- Contrat social : doit aliéner de façon totale tous les droits de l’individus mais comme le contrat est de tous envers tous: la communauté se donne à lui et lui à la communauté. Chaque être humain préserve ses droits en se plaçant sous la direction de la volonté générale.
- Ainsi Rousseau lie pouvoir absolu (celui du peuple) et liberté absolue (celle du citoyen). cet équilibre repose sur 2 principes :
- Pas de pouvoir au-dessus du peuple
- Le peuple est infaillible (volonté générale veut toujours le bien, mais elle ne le voit pas toujours: peut faire le mal sans le vouloir. La volonté générale est donc toujours bonne)
- Rousseau estime qu’il faudrait créer une religion civile: une religion d’Etat qui pourrait être inspirée de
- Points Communs entre Rousseau et Hobbes :
- Font tous 2 référence au concept « d’état naturel »
- Estiment tous 2 que la vie politique doit se fonder sur un contrat social
- Partent tous 2 deux du principe selon lequel les êtres sont naturellement égaux
- Notion de progrès :
- Les arts et la science ne font pas progresser l’humanité selon Rousseau
- L’art et la science ne font que créer des nouveaux besoins qui augmentent encore plus les inégalités
- Il reconnaît que cela permet de raffiner les êtres humains mais dans le même temps cela diminue leur capacité à établir un régime démocratique et donc c’est néfaste pour l’humanité
MACHIAVEL
- Machiavel a cherché à décrire la politique telle qu’elle est, pas telle qu’elle devrait être. Ce n\'est donc pas une approche normative.
- La politique doit avoir ses propres règles :
- Machiavel ne pense pas que le vice et la cruauté soient bon en tant que tels
- Mais ils pense que ces tendances de la nature humaine peuvent être nécessaires pour contribuer à la préservation de l’Etat (valeur suprême)
- Un homme politique doit être jugé en fonction de son pouvoir et non de sa vertu (et donc de sa capacité à préserver l’Etat)
- La valeur suprême est la préservation de l’Etat et du pouvoir: un homme politique doit être prêt à être cruel et pernicieux pour cela
- La guerre est un moyen légitime d’atteindre son but en politique (Clausewitz reprit cette idée en affirmant : « La guerre n’est que la continuation de la politique par d’autres moyens. »)
- L’idéal pour un dirigeant politique est d’être craint et aimé en même temps mais si cela n’est pas possible il vaut mieux être craint sans être aimé à dans tous les cas il faut éviter d’être détesté
CONCLUSION: « Que le prince songe donc uniquement à conserver sa vie et son Etat ; s’il y réussit, tous les moyens
qu’il aura pris seront jugés honorables. »
THOMAS MORE
- Thomas More :
- Conseillé sous Henri VIII puis chancelier de l’Angleterre
- Il fut condamné à mort par Henri VIII pour avoir refusé l’Acte de Suprématie (qui faisait du roi le chef suprême de l’Eglise anglaise)
- Il a imaginé une cité idéale : « l’Utopie ». En voici les caractéristiques :
- Démocratie
- Abolition de la propriété privée
- 6 heures de travail par jour :
- Les habitants de Utopus (les Utopiens) ne travaillent que 6 heures par jours
- Ils disposent de leur temps libre comme ils l’entendent mais ils n’en abusent pas pour s’adonner à la paresse (activités culturelles etc…)
- Dans cette société utopique tout le monde travaille sans exception (les femmes comme les hommes, les seigneurs et les nobles comme le reste de population, les ecclésiastiques, les mendiants). More explique que dans une société sans privilèges et sans oisifs les individus peuvent travailler moins sans que le niveau de production de la société en soit affecté
- Tolérance religieuse :
- Tolérance religieuse est un des principes les plus importants de Utopie
- Prosélytisme : n’est pas proscrit. La propagation de la foi au moyen du raisonnement, avec douceur et modestie
- L’intolérance religieuse est passible d’exil ou d’esclavage
- Mais…les limites de la tolérance : Utopie ne tolère pas les athées (« l’homme qui dégrade la dignité de sa nature, au point de penser que l’âme meurt avec le corps, ou que le monde marche au hasard et qu’il n’y a point de providence. »)
- Les guerres :
- Dans les cas de guerre les Utopiens utilisent les armes du cynisme et mettent à prix la tête des princes ennemis et de leur entourage (permet d’épargner les vie des soldats qu’ils soient ennemis ou non)
- L’emploi de mercenaires : les Utopiens ne font pas la guerre car leur vie est trop précieuse. Ils engagent des mercenaires qu’ils payent avec leur or
- Les limites d’Utopie : l’esclavage y est légal, la question de surpopulation (due au fait que tout le monde veut vivre à Utopie) est résolu par le colonialisme
TOCQUEVILLE
- Tocqueville se rends aux USA au XIXe siècle et découvre le système démocratique en place là-bas
- Tocqueville n’établit pas une hiérarchie des systèmes politiques mais il les compare.Pour lui le futur est à la démocratie mais il pense que c’est un système qui a à la fois des points faibles et des points forts
- Tyrannie de la majorité :
- Situation dans laquelle la majorité abuse des pouvoir que lui confère la démocratie
- Effet sur la liberté d’opinion : ceux qui pensent autrement que la majorité n’ont pas droit de l’exprimer parce que la majorité est une source d’autorité morale considérable
- Individualisme :
- La démocratie produit l’égalité des individus. Cette égalité produit une illusion d’autosuffisance chez l’individu (pas besoin de l’aide de personne qui ne peuvent rien de plus que lui + ne peut pas influencer les autres. Cela abouti à casser le lien social)
- L’individu est donc amené à se retirer de la sphère publique et à se rétracter sur sa famille et ses proches
- Favorise le despotisme : l’isolation des individus et le retrait de la sphère publique sont des ingrédients parfaits pour la mise en place d’un régime despotique
- Liberté politique : remède de l’individualisme
- La liberté politique permet de lier les individus entre eux à travers leur participation politique
- Elections : elles permettent de rassembler les individus, de les pousser à coopérer et à s’impliquer et en cela elles sont créatrices de lien social
- Participation directe aux affaires politiques : permettre aux citoyens de participer politiquement est une façon de les pousser à coopérer, cela leur permet de réaliser qu’ils ont besoin les uns des autres
- Associations politiques : aide les citoyens à se retrouver et s’organiser pour participer à la vie politique:la liberté de fonder des associations politiques est donc fondamentale car c\'est la condition sine qua non de la formation d’associations politiques est la liberté de la presse (permet aux associations de se faire connaître et de rassembler les individus dispersés)
- Communautés religieuses (ex : paroisses) : permettent également de créer du lien social
LOCKE
- Etat de nature :
- Les relations entre individus ne sont pas régulées par une autorité centralisée ce sont donc des interactions volontaires entre hommes libres et égaux
- L’individu est constamment exposé aux empiètements d’autrui sur ses droits et il se trouve dans une situation pleine de dangers
- Société civile :
- Les individus consentent donc librement à quitter cette condition de liberté afin de s’associer dans des sociétés civiles qui puissent protéger leur propriété privée (leur vie, leur liberté et leur possessions) ainsi le bien commun de la société
- Cela suppose qu’ils renoncent à une partie de leur liberté (une partie seulement) et qu’il la soumette à majorité
- Citations :
- « [il] consent à prendre pour associés d’autres hommes, qui se sont déjà réunit, ou qui projètent de se réunir afin de sauvegarder ce mutuellement leurs vies, leurs libertés et leurs fortunes, ce que je désigne sous le nom général de propriété »
- « la société civile, qui a pour fin principal la préservation de la propriété »
KANT
Projet de Paix Internationale
- Kant présente 8 propositions qui peuvent servir de principe à la conduite des relations internationales. On peut dégager les principes suivants de ces propositions :
- Respect de l’intégrité des Etats
- Constitution civile internationale :
- Sans autorité supérieure les relations humaines sont marquées par la « sauvagerie »: la solution serait de mettre en place une constitution civile (il fait le même constat que Hobbes par rapport aux conséquences de l’absence d’une autorité supérieure mais il apporte une solution différente)
- Applique ce raisonnement à son analyse des RI: sans autorité supranationale les relations entre Etats sont marquées par la guerre à il parle de la « liberté barbare des Etats établis »
- Développement du potentiel naturel :
- Les êtres humains sont doués de capacités naturelles qui leur permet d’améliorer leur existence
- Seule l’instauration d’une autorité commune leur permet de consacrer leur énergie au développement de ces capacités plutôt qu’à leur survie
- Il en va de même pour les Etats : ne peuvent pas progresser en direction de la maturité morale tant qu’ils sont obligés d’investir dans leur défense pour se prémunir de leurs adversaires. Une paix internationale pourrait permettre à aux Etats de prospérer et de contribuer au progrès en les débarrassant du poids de la nécessité de se défendre (ex : Union Européenne à garantie la paix en Europe à a permis une prospérité sans précédent)
CONCLUSION: Toutes ces propositions soulignent la nécessité d’instaurer une paix internationale durable
- Paix Internationale :
- Abolition de la guerre :
- La guerre deviendrait illégale au regard du droit international
- Définition de règles de conduite si la guerre a lieu quand même (basé sur une déclaration universelle des droits de l’Homme) Cela permet de limiter les conséquences humanitaires des conflits.
- Abolition des armées (ne fait que maintenir la tension entre les Etats)
- Aucune dette internationale ne doit pouvoir être contractée entre Etats (crée des dépendances entre Etats)
- Fédération d’Etats libres :
- Chaque Etat devrait entrer librement dans une constitution internationale qui garantisse les droits de toutes les nations
- Ne serait pas un Etat international (cela enfreindrait la liberté des Etats)
- Cette fédération aura pour unique but de préserver l’indépendance de chaque Etat (ne cherche pas à accroître son pouvoir)
- Forme de gouvernance républicaine :
- Devront tous être des Etats républicains (liberté des membres de la société, égalité de tous devant la Loi, application d’une seule et même législation au sein d’un Etat)
- Gouvernements représentatifs : la démocratie promeut la paix (idée que les citoyens ne voteront pas pour faire la guerre parce qu’ils sont ceux qui en subiraient les conséquences) mais France avant GM1 ? (mon idée)
- Judiciaire Universel = Droit Cosmopolite (= droit international):
- Doit pouvoir permettre la liberté de mouvement des individus d’un Etat à l’autre
- Doit se fonder sur une conception universelle des droits de l’Homme
- Les droits de l’Homme doivent être sacralisés
CONCLUSION: La paix internationale pourra un jour être établie car le « mal » est autodestructeur
FUKUYAMA
- Thèse : La démocratie libérale est l’aboutissement d’une longue évolution, elle serait « la forme définitive de gouvernement » et nous serions « les derniers hommes » ce qui signifie que nous sommes arrivés à « la fin de l’histoire » (fondé sur l’idée qu’il n’existe aucune alternative viable à ceux système depuis l’écroulement des « Etats forts » vers la fin du 20e siècle)
- Background :
- Philosophe et économiste US
- Ancien conseiller aux affaires étrangères de Reagan
- A publié « La fin de l’histoire et le dernier homme » à très controversé
- Conception eschatologique de l’histoire :
- Croit qu’il existe une Histoire universelle de l’Humanité à histoire d’une progression qui doit trouver un aboutissement final
- La démocratie libérale s’est imposée comme le système de gvt (a triomphé de toutes les idéologies rivales : monarchie, communisme, fascisme) La démocratie libérale est donc le point final de l’évolution idéologique de l’Homme : l’aboutissement de l’Histoire
- Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura plus d’évènements (11/09 par exemple) mais l’humanité a achevé son progrès vers la modernité et il n’existe plus d’affrontement entres plusieurs cultures à égalité parce que le système démocratique libérale est maintenant la seule idéologie viable à il n’existe rien d’autre vers quoi on peut espérer évoluer (la contestation islamique est une action d’arrière – garde qui n’est pas en mesure de proposer de véritable alternative à d’où ses méthodes terroristes)
- La fin de la dialectique du maître et de l’esclave :
- S’inspire de la vision de l’Histoire de Hegel
- Hegel affirme que l’Homme est perpétuellement en quête de reconnaissance de sa dignité d’être humain. Fukuyama analyse cette idée et affirme que l’être humain veut être reconnu comme supérieur aux autres. C\'est la dialectique du maître et de l’esclave
- Fukuyama déplace cette dialectique au niveau des Etats
- La démocratie libérale a permis de remplacer la dialectique du maître et de l’esclave (désire d’être reconnu comme supérieur) par la reconnaissance égale et universelle (« Etat universel et homogène »: Etats veulent être reconnus comme des Etats souverains et indépendants à l’égal des autres démocraties)
CONCLUSION: La démocratie libérale serait donc l’aboutissement d’une longue évolution, elle serait « la forme définitive de gouvernement » et nous serions « les derniers hommes » (fondé sur l’idée qu’il n’existe aucune alternative viable à ceux système depuis l’écroulement des « Etats forts » vers la fin du 20e siècle)
- Critiques de Fukuyama :
- Llabrès :
- Affirme que des études anthropologiques ont montré que certaines sociétés primitives ont refusé d’instaurer un Etat à permettait de vivre indépendamment de cette dialectique du maître et de l’esclave (l’organisation de ces tribus était fondé sur le refus de la domination et le refus du surplus)
- OR ce dépassement de la dialectique du maître et de l’esclave n’a pas entraîné la fin de l’Histoire à l’époque alors pourquoi aujourd’hui
CONCLUSION: Cette vision de l’Histoire comme une évolution irréversible vers la modernité (démocratie et capitalisme) serait donc « occidentalo-centriste »)
- Huntington :
- Le monde évolue vers un choc des civilisations
- Nouvelles frontières se dessinent qui posent les lignes d’un futur conflit mondial entre 6 ou 7 grandes communautés
CONCLUSION: Pas de progression vers 1 seul système + pas de fin de l’Histoire
- Contestations restent importantes :
- Contestations fondamentalistes de certains Islamistes et certains Hindouistes à se caractérise par une violente remise en cause de la démocratie libérale
- Contestation en occident qui se cristallise autour du débat sur la mondialisation
WEBER
- La science et la politique sont 2 activités différentes qui ont des buts et des moyens différents. La politique n’a pas sa place dans une salle de cours à impossible de défendre scientifiquement des prises de positions pratique mais une analyse scientifique des formations politique est possible seulement cette analyse ne doit pas être faîte par le professeur avec son propre jugement
- Voir l’exposé sur Weber
- Notes du cours :
- Distinction entre vivre de la politique et vivre pour la politique (vocation qui ne cherche pas de rémunération ou de rétributions symboliques)
- Il critique l’Homme qui vit de la politique sans en avoir la vocation. Surtout celui qui cherche à en retirer un rémunération (il peut y avoir un militant qui ait la vocation de la politique mais en retire néanmoins parfois des rétributions symboliques)
- Le militant des partis de masse modernes vit pour la politique et en fait une cause qui donne un sens à sa vie
BOURDIEU
- Distingue 2 groupes dans la société : les Dominants et les Dominés. Chacun est + ou – dominant et + ou – dominé
- La position sociale est déterminée par l’Habitus de l’individu :
- Capital dont l’individu hérite à sa naissance
- S’applique dans les champs culturel, politique, médiatique et politique (K social, culturel et eco)
- L’habitus donne un sentiment d’appartenance à des groupes
- Cet Habitus conditionne la réussite sociale de l’individu. Il va jusqu’à guider l’individu dans ses choix (des jeunes issus de milieux défavorisés et dotés de réelles aptitudes intellectuelles ne tentent même d’entrer dans une grande école)
- Volonté de domination :
- Les dominants pourraient casser cette domination Mais ils la maintiennent pour préserver leur position
- Volonté de se distinguer : ils développent ainsi des pratiques culturelles par lesquels il se distinguent des dominés --> les dominés vont tenter de les imiter --> les dominants vont alors changer leurs pratiques
ARENDT
Totalitarisme
- 2 caractéristiques spécifiques du totalitarisme (qui le différencient des autres régimes autoritaires) :
- Idéologie
- Erigée en but suprême (raison d’exister du régime)
- Cette idéologie devient de plus en plus scientifique (régime cherche à donner une validité scientifique à son idéologie parce que cela crédibilise le régime) ex. expériences nazies visant à valider les théories racistes du régime
- Basé sur le droit :
- Fonctionne dans un E de droit (soulève la question du positivisme juridique)
- Pourquoi les sociétés acceptent-elles ces régimes totalitaires ?
- Sentiment de « désolation » : les êtres humains se sentent isolés et inutiles
- Mécanisation et division du T : individu a le sentiment de ne plus contrôler la machine + division du T permet de remplacer la main d’œuvre plus facilement et donc il se sent inutile
- Pauvreté vs Prospérité :
- Dans une période de prospérité l’Homme accepte cette inutilité en contrepartie de sa richesse nouvelle mais en période de crise eco ce sentiment d’inutilité est + difficile à vivre
- La crise de 29 (chômage) et la fin de GM1 (idée de paix Iale durable) :
- Donné aux individus ce sentiment d’inutilité (peuvent ni travailler ni combattre)
- La barbarie de GM1 donne en plus le sentiment que l’être humain a perdu son humanité
- Les régimes autoritaires offrent aux individus le moyen de se structurer et de participer (c’est pourquoi les individus acceptent de renoncer à leurs libertés)
- Lobotomisation des individus :
- Les régimes totalitaires vident les individus de leur capacités de délibération
- Amène les individus à obéir à des ordres de façon mécanique (sans y réfléchir): perte totale de toute notion de moralité (ex : Eichmann à Jérusalem)
Analyse de la démocratie et ébauches de solutions
- Mettre en place un système démocratique qui permettent une plus grande participation des individus
- Mais Arendt constante que l’on ne peut plus revenir à une « démocratie directe » et elle propose donc une « démocratie délibérative » ( = système permettrait aux individus de s’exprimer en tant qu’individus, mettant donc en relief leurs différences et leurs particularités: le système devrait valoriser la confrontation d’idées et le débat)
DIEKHOFF
- Problématique de Diekhoff : Comment le nationalisme peut-il continuer à se développer dans le contexte de mondialisation actuel ?
- Le nationalisme au regard du phénomène de mondialisation :
- Définition de la mondialisation : ensemble de phénomènes culturels, économiques et technologiques conduisant à une intégration croissante d’espaces et d’hommes à l’échelle mondiale
- La diminution actuelle des différences crée des réactions de peur et de repli sur soi
- Les nationalismes français (rationnel: Lumières) et allemands (romantique: culturel et racial) ne sont plus en phase avec le contexte actuel
- Etat – nation : concept selon lequel 1 Etat réunit 1 communauté unie par une même culture: de + en + difficile à appliquer dans le contexte mondial actuel (déplacements démographiques: nouvelle réalité du multiculturalisme) MAIS le nationalisme peut s’adapter
- Comment se concrétise le renouveau nationaliste ?
- Europe de l’Est :
- Nationalisme ethnique: arrive pas à gérer le pluralisme (morcellement des E comme la Yougoslavie)
- Etats cherchent un ciment culturel très fort (décalépar rapport au contexte ethnique et géographique actuel)
- Le renouveau nationaliste nécessite l’acceptation du pluralisme et du multiculturalisme :
- Diekhoff présente le fédéralisme comme un bon compromis pour accommoder les différents groupes culturels
- Les institutions internationales peuvent contribuer à la prise d’autonomie par les institutions internationales et supranationales (ex : Europe des Régions)
- Diekhoff analyse les empires centraux du 19e siècle comme l’Autriche-Hongrie et les propose comme modèle: il suggère que l’E se retire des sphères culturels et civiques pour ne maintenir qu’un lien faible (soi dynastique soi institutionnel) entre les groupes culturels: pense que l’UE devrait se fonder sur la base d’un patriotisme constitutionnel (maisexemples historiques d’échecs abondent: Commonwealth Anglais, Empire Austro – Hongrois = mon idée)
- Cependant Diekhoff reconnaît que si l’affaiblissement des Etats mène à leur désintégration cela pourrait causer un grand désordre international: il convient de rester prudent
- Exemple de la Belgique :
- Les groupes ethniques du Nord du pays (Wallons, Flamands) ne sont plus unis que par leur attachement au Roi
- Les velléités autonomistes sont fondés sur un nationalisme culturel, linguistique et économique (les Flamands en ont marre de payer pour les Wallons)
- Définitions :
- Définition de la mondialisation : ensemble de phénomènes culturels, économiques et technologiques conduisant à une intégration croissante d’espaces et d’hommes à l’échelle mondiale
- Définition du fédéralisme : insiste sur un lien constitutionnel avec l’Etat central (ex : Cour Suprême aux USA) + sur l’adoption d’une politique étrangère commune (armée fédérale, diplomatie commune)
- Définition du principe d’autonomie : droit d’une région de constituer sa propre monnaie, d’établir son propre système d’éducation, son propre système judiciaire, son propre système législatif ainsi que sa propre police
SCHNAPPER
- Thèse :
- Constate un affaiblissement des liens civiques aujourd’hui à est pessimiste quant à l’avenir de la nation car elle trouve que le lien Nal actuel est trop utilitariste
- Manque de rassemblant autour d’un intérêt collectif
- La nation n’est ni une communauté purement politique ou économique, ni une communauté purement culturelle (ethnie): c’est un équilibre entre les 2 : fondée sur un certain degrés d’homogénéité culturelle et sur un intérêt collectif qui puisse transcender les différences culturelles et les intérêts privés
- Nation vs. Ethnie :
- Ethnie : lien culturel, linguistique et historique
- Nation :
- Notion différente: forcément une composante politique mais pas uniquement (SDN : les E présents étaient uniquement des associations politiques. Cela n’était pas suffisant)
- Institutions communes: le lien civique
- Ethnisation de la vie publique :
- Risque de réduire la lien national
- La nation comprends le pluralisme ethnique et culturel. Elle ne peut pas être fondée exclusivement sur le nationalisme ethnique
- Critique des penseurs anglo-saxons :
- Affirme que leur pensée est trop économique (ex : Gellner)
- Trouve que leur conception de la nation est excessivement utilitariste
- Rôle de la Laïcité : selon Schnapper la laïcité est le ciment de la nation (en tout cas ce n’est pas la laïcité telle qu’elle est assenée dans les écoles républicaines qui permettra de créer un intérêt collectif: pas besoin de lobotomiser les élèves pour créer du lien social) :
- La laïcité permet de transcender les intérêts particuliers
- Crée un intérêt commun collectif
- Ecole publique permet de créer une culture commune mais Schnapper met en garde contre une trop grande homogénéité
JACK ELLUL « L’illusion politique » (1996)
- Politisation :
- Phénomène qui marque nos sociétés contemporaines et qui s’est développé avec l’avènement de l’Etat moderne
- Idée que l’Etat peut et doit tout faire: tout est pris en charge par l’Etat
- Tout devient politique : la morale, la culture: Ellul considère cela comme un crime !!
- Les citoyens en votant croient influencer la vie politique et ainsi participer MAIS en réalité ils élisent des impuissants qui sont soumis aux impératifs de la technique et sont consultés sur de fausses questions: les hommes croient se servir de la technique mais en faite ils servent la technique
CONCLUSION: C’est ce phénomène de politisation combiné avec l’illusion de participer à la vie politique que Ellul appel l’illusion politique
- La réalité du politique :
- Le politique est autonome :
- C’est le seul acteur qui ait le monopole de la violence légitime
- La moral n’a aucun impact sur le politique (on pourrait faire un parallèle avec l’idée de Machiavel selon laquelle la politique a ses propres règles)
- L’impuissance des gvts :
- Les mass médias fabriquent les évènements politiques
- Evènements comme AIC (= Arab – Israeli Conflict) ou Guerre en Iraq ne sont pas des évènements de la vie politique de nos communautés mais les médias l’imposent à la scène politique
- Toute puissance de la technique :
- Soucis d’efficacité à donne une place importante à la technique et limite la marge de manœuvre des politiciens
- Ce sont les techniciens qui font la politique
- Solutions :
- Dépolitisation :
- A ne pas confondre avec apolitisme
- Il s’agit de responsabiliser le citoyen, de le pousser à se prendre en charge et ne pas attendre que l’E fasse pour lui ce qu’il peut faire par lui-même
- Poles de tension :
- Petits groupes de personnes consciencieuses qui résistent à cette domination de la technique
- Sont capables de le faire parce que leurs effectifs réduits leur permettent d’être moins dépendants des impératifs techniques que les communautés nationales et mondiales
- Homme accompli : être autonome décisionnel et la démocratie doit contribuer à la constitution de telles individus
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